Smiley face

Samuel Rochery

Ecrivain et poète français, né à Angers en 1976.

Tendances et/ou hashtags :

• Poétique de l'impropre.
• Géolocalisation poétique indisponible.
• Fiction non-romanesque.
• Poésie essayiste.
• Ni paysage, ni météorologie, ni cartographie.
• Ravalement de fond.
• Pour une autre pratique de la chirurgie esthétique.
• Zoom sur les notes de bas de page.
• Vous l'aimez déjà.

Particularités :

Poète français, il publie la plupart de ses livres importants au Québec.
En 2015, il a fondé la revue Watts.
Tient régulièrement un journal de traduction sur le web.
A peu à faire (par la force des choses) avec la poésie contemporaine française admise. Ne s'en porte pas plus mal : Words without Borders !
Pratique le home-recording (hypomusique de chambre) en poète non-sonore.

[ Biobibliographie complète au format pdf ici ]

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Livres : poésie, fiction, essai

Label Ventriloquie, Le Quartanier, Montréal, 2018
Vient de paraître un livre performant, avec Christophe Boursault, Vanloo, Aix-en-Provence, 2018
Lettre à Chuck Norris, Vanloo, Aix-en-Provence, 2017
Mon Klovak, Contre-Pied, Martigues, 2014
Now sports, Eric Pesty Editeur, Marseille, 2013
Mattel, ou Dans la vie des jouets de le Cie de John Mattel, il y avait des hommes et des femmes, Le Quartanier, Montréal, 2013
Odes du Studio Maida Vale, Le Quartanier, Montréal, 2009
Oxbow-p., Eric Pesty Editeur, Marseille, 2008
Tubes apostilles, Le Quartanier, Montréal, 2007
Faire des gâteaux d'inquiétude, Contre-Pied, Martigues, 2006 (épuisé)
Les reduplications, éditions MIX, Paris, 2006
7 x 2 passantes, éditions MIX, Paris, 2005 (épuisé)
Verrière du mécano transportable, Cheyne, Le Chambon-sur-Lignon, 2003




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Label Ventriloquie

Le Quartanier, Montréal, 2018 • 152 pages
EAN : 9782896983230

Nom ? Ventriloquie. Prénom ? Label. L’identité du personnage général de ce livre fait aussi des fictions parlantes la marque de fabrique d’une poésie où les paroles ne se lisent pas sur la bouche ni le visage du poète. Le poète est peu transparent, et son expression reste toujours à inventer. Une ventriloquie consiste à faire passer de la poésie nécessairement « difficile » en contrebande, tout en vous mettant la puce à l’oreille sur l'intérieur des marionnettes. Si Label Ventriloquie mise sur une curiosité essentielle de la lecture, c’est qu’on n’y boude pas le plaisir de partager une histoire de langage comme on devrait douter de « la littérature » de tout son cœur : petites formes essayistes, souvent verticales, que des enfants peuvent recouper, conférences-express imaginaires sur quelques ronrons poétiques contemporains, une incursion critique dans un art martial, fausses chroniques littéraires télévisées, cartes postales au sujet des contenances, et vers-vumètres à colorier. — SR.




Vient de paraître un livre performant

Supplément coloriage : Christophe Boursault

Vanloo, Aix-en-Provence, 2018 • 54 pages
ISBN : 9791093160290

Ce livre d’éléments pour poèmes d’une chronique fictive peut être lu comme une proposition de réponse à la question : « à quelle condition peut-on dire d’un livre qu’il est vivant ? ». S’il vise une justesse critique, son objet n’existe qu’au titre d’un texte imaginaire, dont la « performance », relayée par sa chronique, consisterait à agir sur nos habitudes de lecture à la manière des plombeurs d’ambiance. Hé, qui sait si la plomberie n’a pas pour fonction de relancer une forme d’eau courante dans les volumes ? Dans le domaine sportif-compétitif, ce livre serait une contre-performance. Mais : que gagnerait-on à écrire en sur-régime ? Enfin, son format se veut familial : il se peut que les poèmes tramés s’adressent à ceux qui ne découvrent pas la poésie, alors que le cahier de coloriage qu’on y trouve en supplément, de Christophe Boursault, s’adresserait aux enfants de ceux qui ne découvrent pas la poésie, et qui veulent imaginer, au feutre, leurs propres performances / performeurs et performeuses de poésie à main levée. Un livre pour les 7 à 77 ans. — SR


On en parle

Poésie Omerta Magazine no 32 - chronique de Bertrand Choiseul
Babelio - Note de lecture d'Erwan Camus




Lettre à Chuck Norris

Vanloo, Aix-en-Provence, 2017 • 16 pages
ISBN : 9791093160191

Lettre à Chuck Norris est un livre qui parle de technique du corps (le karaté) et de langage. Elle est adressée à l’acteur américain Chuck Norris parce qu’il peut représenter, notamment, l’engouement des occidentaux pour les arts martiaux asiatiques, avec toutes les approximations que ça implique, les traductions erronées, etc. La lettre part justement d’une définition dite approximative du kata comme étant un combat imaginaire. Une définition moins approximative dirait qu’il s’agit d’un combat réel contre un adversaire imaginaire. En prenant note de cette traduction, qui a l’air d’être plus fidèle à la pensée du kata tel qu’il serait compris en Chine ou au Japon, mettons les pieds dans le plat : cette traduction sent la redondance, plus que la justesse. Elle sent la balourdise du langage descriptif, qui manque parfois des occasions de dérailler, quand on voit le corps de loin. Voilà le point de départ. A partir de ce point, on essaie de déblayer le terrain pour une écriture qui opposerait au fantasme de l’écrivain (son fantasme quant à la langue maternelle fidèle aux choses, au corps, à la nature, etc.) un exemple possible de précision imaginaire, un peu comparable au kata : à la fois fiction et théorie pratique. Ecriture comme point d’impact réel de l’imagination. — SR




Mon Klovak

Contre-Pied, Martigues, 2014 • 24 pages
ISBN : 978-2-916252-40-7

Esquisse théorique sous forme de poème long provisoire, Mon Klovak est le texte remanié d'une lecture radiophonique plus ou moins improvisée pour l'émission "Des bâtons dans Guy Roux" (Marseille, Radio Galère, le 12 juin 2012). Le sujet est le football. Le texte combine deux discours : celui de Roger Pouplard, interprété par Jean-Pierre Marielle dans le film de Joël Séria (Comme la lune...), et celui du chanteur Bob Marley. Questions étudiées, entre autres : 1) en quoi Jean-Michel Larqué et Thierry Roland seraient des artistes, 2) comment Klovak peut-il être le nom d'un avenir du football (vu depuis la télé ou le stade), 3) comment tous les maillots d'un stade mériteraient vraiment d'être floqués du seul nom du groupe de Bob Marley : les Whalers. — SR




Now sports

Eric Pesty Editeur, Marseille, 2013 • 24 pages
ISBN : 978-2-917786-21-5

Now sports est un essai sur le sport de combat, à partir d'un double intérêt digressif pour la musique (funk & metal-fusion) et la littérature. Avec : Fela Kuti, Mike Tyson, Bertolt Brecht, Ice-T (Body Count), entre autres combattants sulfureux.

Extrait :

"En quoi le free fight diffère du combat de rue ? En ce qu'un adversaire diffère d'un ennemi. En ce que le sport n'est pas l'émeute. En gros : l'adversaire, c'est l'ennemi sans le vice de l'ennemi. Le sport, l'émeute sans sa circonstance lamentable. Il est la recherche d'une éthique de l'émeute. Le sport de combat développe simplement ce dont tout combattant conscient de la lutte nécessaire est ou pourrait être capable. Ce que le mot « combat » comporte de vérité. Il ne fait que modifier le sentiment de la lutte nécessaire au point où « l'urgence de se battre » ne soit pas qu'un gros filet de sueur d'animal traqué sur ton front. C'est tout. Que l'urgence de la lutte puisse ainsi s'apparenter à l'urgence de penser sur ce qu'on fait de sa foutue carcasse dans la vie de tous les jours, voilà qui pourrait fournir les bases d'une philosophie (...)"


On en parle

Sens critique - "Ethylotest", par Fabrice Guidal
Conférence "Oubli ET littérature", de Nathalie Quintane (Paris, Centre Pompidou, 26 février 2014)
Nathalie Quintane dans Les années 10, La fabrique, 2014, p. 191
Librairie Histoire de l'oeil - Chronique d'Emmanuel Picaud
Revue CCP n°28 - Chronique d'Hervé Laurent
Sitaudis.fr - Chronique de Mathieu Gosztola




Mattel, ou Dans la vie des jouets
de la compagnie de John Mattel,
il y avait des hommes et des femmes

Le Quartanier, Montréal, 2013 • 226 pages
ISBN : 978-2-923400-88-4

John Mattel, doublement inspiré des inventeurs de jouets en série Harold Matson et Elliot Handler et du mystérieux écrivain américain John Barton Wolgamot, propose ici, sur le mode diariste, parfois essayiste, un ensemble de contes populaires : des figurines entre ses doigts. Où l’imagination invente des choses à partir d’une amitié orageuse avec la réalité – et l’histoire – que tout le monde connaît. On y apprendra comment Lee Harvey Oswald, assassin détourné du chanteur Paul McCartney, se fait voler la vedette par les instigateurs du 11 septembre. Comment la poupée Barbie est en recherche d’emploi. Comment Bambi et Peter Pan sont à l’origine d’un métier d’avenir lorsque les stars sont menacées. Comment des gangsters et des patrons de casino sont capables de militer pour un rythme plus fort dans les pensées d’aujourd’hui. Car il s’agit bien de rythme. De langue battue au cœur de gens miniaturisés. Les histoires racontées, vraies et fausses, étant les accessoires d’une mémoire paradoxale des hommes et des femmes célèbres ou inconnus, « abstraits et plus modernes ». — SR. [Lire les premières pages]

On en parle

lesmeconnus.net - "Mattel : Toy Story pour littéraires ?" par Antonin Marquis
Sens critique - "Mattel, ou Le roman impossible de Wolgamot", par Fabrice Guidal
Revue CCP n°27 - Chronique de Guillaume Fayard
Emission "Les Herbes folles", CISM 89.3, chronique de Marie-Laurence Boulet
Radio-Canada (Emission "Plus on est de fous, plus on lit"), chronique de Luis Clavis
Babelio - Notes de lecture d'Erwan Camus, Léonie Colombel





Odes du Studio Maida Vale

Le Quartanier, Montréal, 2009 • 80 pages
ISBN : 978-2-923400-51-8

Les odes envisagent une technique de chant sous l’angle de la commandite. On y célèbre des gens. On y fait de la pub pour une vie qui ressemble à ce qu’elle peut dire – pensée, aimée, inventée, jouée. L’ampli d’un studio, varié sur le nom possible de « poème », sert à filtrer le son et le sens que produit une versification – essayiste, fictionnante – électrifiée par quelques consciences actuelles. En marge, peut-être, des concerts du monde. — SR.






Oxbow-p.

Eric Pesty Editeur, Marseille, 2008 • 156 pages
ISBN : 978-2-9524961-6-2

Si le désir de prose est désir de la plage sans rythme et sans rime, on n'a aucune raison de rêver le désir. Le bon désir est pousseur et le manque est inventif. Il risque un certain nombre de pelletées. En réalité « Prose » est le nom d'une exception au désir littéraire qui voudrait que tout aille facilement dans la grammaire. Sans coudes. Et « parle ». Oxbow est une plage de coudes. Ou bien, un ensemble d'objets philosophiques fabriqués à l'envers de la philosophie. Un ensemble poétique. Les mots sont responsables de leur abstraction comme ils le sont des coups de poing, des parpaings serrés, et des flèches. C'est dire ceci, autrement : que tu n'abstrais qu'à la mesure de ce que tu fabriques de concret dans la parole, ou dans l'essai, au double sens essayiste et préparatoire, qu'est une pensée parlée. — SR.

On en parle

Le Matricule des Anges n°96 - "Un bras de poésie", par Emmanuel Laugier
Revue Myopies n° 1 - "Séjour à Oxbow-plage", par Guillaume Fayard
L’Esprit Créateur Vol 49, no 2, Université du Minesota - "Poésie Rock : aller simple", par David Christoffel
Revue CCP n°17 - Chronique de Samuel Lequette




Tubes apostilles

Le Quartanier, Montréal, 2007 • 96 pages
ISBN : 978-2-923400-27-3

Le livre est le montage des personnages qui vont par tours, relances et appels, dans les vers. Le poème-apostille est fait pour le lecteur qui veut apprendre quelque chose en notant, sachant qu'il n'apprendra rien sans ses propres notes, si le livre lu et la conversation et les paysages – la vie tout court – ne le comblent pas. Le poème-apostille annote des intrépides modernes. Les vers découvrent leur scène commune, la boîte sonnante. Ils s'y accordent, font des accords qu'ils passent dans les mêmes tubes, avec le même instrument publique. Les intrépides sont les prénoms de poèmes que tout noteur contient : éponge, écouteur, puis mythologue extérieur dans le relais courant des coopérateurs – les personnages. Le livre est aussi un montage des connaissances, passées au tamis du discours : comme le coach, le tamis révèle un tube dans la personne, des possibles 45 tours promotionnels. Dans tous les cas, il est une traduction pour « morale rythmique par provision ». Un petit art de la recherche live. Les urgences de la parole s'exposent souvent dans le posé; dans une lenteur à virages pour se rappeler comment aller, comment on va. — SR.

On en parle

Erudit v3 n°1 (97), Université de Québec - "Poésie omnivore", par Luc Bonnenfant




Faire des gâteaux d'inquiétude

Editions Contre-Pied, Martigues, 2006 • 15 pages • épuisé
EAN : 9782916252032

"L'intéressant de la tête, ce sont les yeux pour x raisons. C'est le corps aussi. Il n'y a aucune raison d'entamer nulle part le procès des cervelles, au titre d'une réhabilitation des corps jouisseurs dans les phrases, comme si la cervelle avait du mal à penser un corps heureux des phrases réglées. L'intéressant dans les yeux, ce sont les lunettes, les loupes et les télescopes. Le verre est une matière intéressante et pour décrire les choses, les peindre, les manger à sa façon d'opticien, et pour les penser aussi. Verre culturel. Les yeux et l'étonnement et l'admiration sont cultivés, et il faut bien des lunettes à rebours, des lunettes informées comme une convalescence (cet autre outil post-enfantin) l'est sur la capacité d'admiration, pour savoir ce que l'enfance disait des premières stupeurs motrices. Les poèmes plus-que-fenêtres tiennent au mot verre comme à un moteur de connaissance. Plus que le besoin de transparence en chacun y tient. Si c'est un besoin de vivre à l'aise dans une diction. L'aise n'est pas le propre exclusif des heures pré-langagières. Quand tu veux la transparence, il y a des questions tout de suite. Dont celle du gâteau, du bonbon poétique, du titillant et du slogan. Celle aussi des conditions de cette espèce de fête. Sinon tu serais effectivement transparent et tu n'écrirais pas sous volonté de bonheur." (Extrait)

On en parle

Revue CCP n°14 - Chronique d'Alexandre Lemaire.




Les reduplications

Editions MIX, Paris, 2006 • 80 pages
ISBN : 978-2-914722-49-0

Le livre expérimente un certain "comportement dans les phrases". Le poème en est l'outil. La reduplication, quant à s'agir de donner en analyse et synthèse, emprunte autant à une disposition philosophique (un Kierkegaard ici profané) qu'à un tour de la grammaire. Poèmes pensifs-express, notes de bas de page zoomées, redoublements posés de la vie vécue ou lue, où la syntaxe des marges serait affaire d'une conduite à inventer. — SR.

On en parle

Le Marché des Lettres n°6 (p.4) - Chronique de Jérôme Mauche
Revue CCP n°13 - Chronique d'Eric Houser




7 x 2 passantes

Editions MIX, Paris, 2006 • 32 pages • épuisé
ISBN-10: 291472246X

"Je ne dis pas que le chant se brise, il y a plutôt un rapport têtu aux points de suspension, à la crispation de l’Extravagant dans l’hémistiche : « Un éclair... puis la nuit ! ». Une passante est une certaine vitesse troublante, et un caracolement coupé de l’émotion chez le noteur pas omniscient. Elle tient charnellement par réitération à l’infini de son apparition sous divers noms, jupes, pantalons, visages. Et dans le poème non-carné, fait de mots morts ? Elle tient à l’impossibilité nécessaire du prosaïque, à l’atermoiement de la possession en prose. On peut décider qu’il y a une leçon dans les suspensions essoufflées autant qu’il y a une exhortation à produire de ligne en ligne la forme de la contradictoire et obligée « jambe de statue », la fille liquidée par le poème. Or, à quoi ressemble une mort des filles dans le poème ? Il faut bien que la mort bouge pour que le poème se lise, définisse sa lisibilité à lui, qui n’est pas une décalcomanie des apparitions réelles : si une passante n’existe pas au titre de la femme, d’une femme incarnée en femme, mais d’une vitesse nappée. Une passante est aussi le nom de la ligne essoufflée taclée (coupée au milieu du souffle, de la syllabe) derrière la ligne reconduite deux fois plus bas enjambée, le poème est de la marche de jambes mortes." (Extrait remanié)




Verrière du mécano transportable

Cheyne, Le Chambon-sur-Lignon, 2002 • 64 pages
ISBN : 978-2-84116-073-0

Une parole / sort de ma bouche ou ne sort pas. / Elle a son poids naturel, / espèce de petite neige / ou bien / c’est une averse de la tête — / des riens : / tu refais / tous les poids dans une main. (Extrait)

On en parle

Le Matricule des Anges n°43 - Chronique de Katrine Dupérou


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Extraits de Hypomusique de chambre :




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